​IPGG, un EQUIPEX remarquable

Les équipex ont "un impact réel et massif sur la recherche" et l’action sera prolongée dans le PIA 3 (Louis Schweitzer).

Par Julien Jankowiak

"Le programme équipex est un remarquable succès. Ils ont eu un impact réel et massif sur la recherche en France et c’est pourquoi nous nous sommes dit qu'il ne serait pas absurde de prolonger cette action dans le PIA 3", annonce Louis Schweitzer, commissaire général à  l’investissement, lors du premier bilan à miparcours de l’action équipex, jeudi 29 juin 2017 à Paris. Philippe Baptiste, directeur de cabinet de Frédérique Vidal, ministre de l’ESRI, salue pour sa part "un succès global des équipex, qui ont répondu à un besoin d’équipements intermédiaires". "Ce bilan n’est pas un couperet comme peut l’être l’évaluation des idex", précise Philippe Le Prestre, président du jury. Les objectifs sont "remplis" pour la grande majorité des équipex même si leur "lien avec l’industrie est un point d’amélioration potentiel". En revanche, "5 à 10 % connaissent des difficultés", fait-il observer.

"Le jury n’avait pas pour objectif de censurer mais d’orienter, de stimuler et de conseiller ceux qui gèrent les équipex", précise Louis Schweitzer, commissaire général à  l’investissement, lors du premier bilan à mi-parcours de l’action équipex jeudi 29 juin 2017 à Paris. "En effet, ce bilan est un accompagnement, pas un couperet comme peut l’être l’évaluation des idex", abonde Philippe Le Prestre, professeur à l’université de Laval (Québec, Canada) président du jury équipex et membre du jury idex.

"SUCCÈS GLOBAL DES ÉQUIPEX"

"Les équipex ont eu un impact réel et massif sur la recherche en France", se félicite Louis Schweitzer. Toutefois, "lorsque l’on parle d’excellence, il ne s’agit pas d’être bon au moment de la sélection mais bien tout au long du parcours, d’où cet examen", explique-t-il. "Les projets d'équipex sont emblématiques de ce que nous savons très bien faire en France", appuie Michael Matlosz, président de l’ANR.

Philippe Baptiste, directeur de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, constate "un succès global des équipex qui ont répondu à un besoin d’équipements intermédiaires". "Il y a des projets qui ont réussi à faire de la nouvelle science avec un vrai impact et des projets qui ont permis de soutenir des réseaux scientifiques, ce qui est également très important. Je salue aussi la participation des SHS à ces équipements", détaille-t-il.

CERTAINS ÉQUIPEX SE "DÉMARQUENT TRÈS NETTEMENT"

Des propos corroborés par Philippe Le Prestre qui observe que "certains équipex se démarquent nettement et placent la recherche française dans une position très favorable au niveau international". "D’autres permettent à la France de rattraper son retard dans certains domaines ou d’être toujours dans la course internationale. C’est très important car on ne peut pas toujours être un leader mondial", avance-t-il. Philippe Le Prestre admet "qu’il est difficile de comparer les équipex car les projets sont très différents entre ceux qui concernent des prototypes ou  eux qui sont adossés à des labex etc. Notre bilan à mi-parcours me semble très utile car il force les porteurs d’équipex à réfléchir sur ce qu’ils ont mis en place", considère le président du Jury.

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